La Maison
Une histoire de mains.
1987 — Aujourd'hui
Née d'un établi,
pas d'un plan marketing.
En 1987, Henri Vaubert, maître tailleur formé chez les grandes maisons du Faubourg, installe six machines et un établi au premier étage du 14 rue du Faubourg Saint-Honoré. Sa conviction : le luxe n'est pas une image, c'est une durée — celle du geste, celle du vêtement, celle de la relation avec celles et ceux qui le portent.
Aujourd'hui dirigée par sa fille Claire Vaubert, la Maison reste une entreprise familiale et indépendante. Tout est pensé, coupé et fini à Paris.
Repères
Quarante ans, six dates.
La fondation
Henri Vaubert ouvre l'atelier du Faubourg Saint-Honoré. Six artisans, un vestiaire femme, des commandes de bouche à oreille.
Premier défilé privé
Trente silhouettes présentées dans les salons de l'hôtel particulier voisin. La presse ne s'y trompe pas : une maison est née.
Le vestiaire homme
La Maison ouvre son salon homme : costumes, pardessus et chemises coupés selon les mêmes exigences que la grande mesure.
L'atelier sur mesure
Un étage entier est dédié au sur mesure. Toiles, essayages, retouches : chaque client possède désormais son patron à son nom.
Claire Vaubert, direction artistique
Formée à l'atelier dès l'adolescence, Claire Vaubert reprend la direction artistique et resserre la ligne : moins de pièces, plus de justesse.
Aujourd'hui
Vingt-deux artisans, deux vestiaires, un journal, et la même adresse. La Maison n'a jamais quitté son premier étage — elle l'a simplement agrandi.
Nos valeurs
Ce à quoi nous tenons.
L'indépendance
Aucun groupe, aucun actionnaire extérieur. Nous ne répondons qu'à nos clients et à notre établi. C'est ce qui nous permet de dire non — aux volumes, aux licences, à la précipitation.
La matière d'abord
Drap de laine du Tarn, cachemire écossais, soies lyonnaises : nous achetons nos étoffes chez les drapiers, pas sur catalogue. Une collection commence toujours par un tissu, jamais par un croquis.
La transmission
Chaque année, deux apprentis rejoignent l'atelier pour quatre ans. Le geste ne s'écrit pas dans un manuel : il se donne, d'une main à l'autre, comme il nous a été donné.
La discrétion
Pas de logo apparent, pas de monogramme. Une pièce Vaubert se reconnaît de l'intérieur : à sa doublure, à son tombé, au silence qu'elle laisse autour d'elle.
« Mon père disait : un beau vêtement, c'est celui qu'on répare. J'ai bâti la Maison pour que chaque pièce mérite d'être réparée. »Claire Vaubert, directrice artistique